i put a spell on you

Un tableau, près de la porte jaune écrase l’étagère. Eclats de rouge, taches de sang, sur fond noir et orangé . Violence des couleurs. Personnage au visage gommé, transparent dans lequel le fond noir griffé se donne à voir.
Cette tête, qui se devine, tient en équilibre sur un corps hybride mi-homme mi-rapace. Corps bleu aux contours sanguinolents, corps posé sur des jambes qui s'effacent, corps soulevé par des bras/ailes de vautour qui s’ouvrent en saignant.

« I put a spell on you » le maître de cette cérémonie vaudou se
transforme en criant sa malédiction. L’homme disparaît et laisse place au démon.

« I put a spell on you because you’re mine » Les paroles du blues
pleuvent de part et d’autre du sorcier. Possédé, le démon se veut
possesseur, quitte à en perdre sa nature humaine, quitte à se perdre. Métamorphose au nom de l’amour, acte douloureux et d’une violence inouïe.

En écho, la lune aux contours hachés se tord, s’efface, se vide, se fond dans le noir zébré. Et l’on voit enfin le jaune, ce jaune d’or qui l’entoure, la dessine, qui encercle la tête pour se poser sur les ailes de l’envoûteur .

Cette flaque opaque et lumineuse provient-elle d’un soleil, d’un jour cruellement absent et attendu ? le rideau de lumière se déchire en haut dans le coin supérieur. Trou noir, vide infini dans lequel se précipitent et s’emmêlent traces jaunes, pointillés blanc, aplats bleus, griffures rouges.

Posée sur ce tourbillon, surprenante, vibrante, une étoile rouge rayonne…

LLQ. 2004.

Viva la Peintura
i put a spell on you
Bright lights, big city
L'atelier d'Oli
Person répond
Le temps assassin
Love is real




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